Découverte du Lac Mývatn : Joyau Naturel de l’Islande #
Géographie et formation volcanique du lac Mývatn #
Le lac Mývatn se situe dans le nord-est de l’Islande, à environ 480 km de Reykjavík, non loin de la ville d’Akureyri et sur l’itinéraire touristique du Diamond Circle ?, l’un des grands circuits du tourisme islandais. Il s’étend à proximité immédiate du système volcanique de Krafla, dont la caldeira large d’environ 10 km et le champ de fissures d’environ 100 km de longueur structurent toute la région. Cette position à l’extrémité nord-est de la zone d’activité tectonique qui traverse l’île, décrite par des travaux de géologie publiés depuis les années 1970, explique la concentration d’éruptions fissurales et de champs de lave autour du lac.
Le bassin actuel de Mývatn résulte d’un enchaînement d’événements volcaniques. Une ancienne coulée de lave appelée Laxárdalshraun (liée au cours de la rivière Laxá) a, il y a environ 3 800 ans selon les études de géologues de l’ENS de Lyon, barré une vallée fluviale, créant un premier lac. Puis, vers 2 300 ans avant aujourd’hui, une volumineuse coulée basaltique issue des volcans linéaires Lúdentarborgir et Þrengslaborgir – parfois désignée comme la coulée de la Jeune Laxá ? – a envahi ce paléolac, remodelant en profondeur la morphologie du bassin ainsi que celle des lacs voisins Sandvatn, Grænavatn et Arnarvatn.
- Localisation : nord-est de l’Islande, zone du Diamond Circle
- Contexte tectonique : divergence Amérique du Nord / Eurasie, environ 2 cm/an
- Origine : barrage de coulées de lave de la Laxá et remodelage par la coulée de la Jeune Laxá
- Lacs associés : Sandvatn, Grænavatn, Arnarvatn
Cette interaction entre lave basaltique et milieu humide a généré plusieurs curiosités majeures. Les pseudo-cratères de Skútustaðagígar se sont formés lorsque de l’eau saturée dans les sédiments du paléolac a été brusquement vaporisée par la lave, provoquant des explosions phréatomagmatiques, sans remontée directe de magma. Ces cratères sans cheminée ? constituent un excellent terrain pour comprendre la dynamique des éruptions phréatiques. La coulée de 1729 issue de la fissure de Leirhnjúkur, rattachée au système de Krafla, a recouvert une grande partie de la rive nord du lac, façonnant encore le paysage actuel.
Sur le plan morphologique, Mývatn couvre une superficie d’environ 37 km?, avec une profondeur moyenne faible – environ 2,5 m – ce qui en fait un lac peu profond mais très étendu, constellé d’îlots, de baies et de péninsules de lave. Les secteurs de Skútustaðagígar au sud, la presqu’île boisée de Höfði à l’est, les rives ouest dominées par la montagne volcanique Vindbelgjarfjall et les alignements de cratères environnants dessinent un paysage très varié. Depuis 1976, la région de Mývatn et de la rivière Laxá bénéficie du statut de réserve naturelle islandaise, un cadre juridique qui vise à protéger les champs de lave, les habitats aquatiques et l’exceptionnelle biodiversité du site.
- Superficie du lac : environ 37 km?
- Profondeur moyenne : environ 2,5 m
- Sites emblématiques : Skútustaðagígar, Höfði, rives est et ouest
- Statut : réserve naturelle depuis 1976
Activités immanquables autour du lac Mývatn #
La région de Mývatn se prête à une grande variété d’activités de plein air, avec des itinéraires bien balisés par les autorités touristiques islandaises et des distances compatibles avec un séjour de deux à trois jours. Nous recommandons de structurer la découverte entre randonnée, exploration des champs de lave, baignades en sources chaudes et points de vue panoramiques.
Les sentiers de Höfði, péninsule boisée sur la rive est, offrent des parcours courts (1 à 2 heures) parmi des formations de lave émergentes et des vues sur les pseudo-cratères et îlots basaltiques. L’ascension de Vindbelgjarfjall, sommet palagonitique qui culmine à un peu plus de 500 m, donne un panorama complet sur le lac, les coulées et les montagnes alentours, pour un effort modéré de 1 h 30 à 2 h aller-retour, accessible à des randonneurs en bonne condition physique. Autour de Skútustaðagígar, un chemin aménagé en boucle permet d’observer de près les pseudo-cratères, tout en préservant les sols fragiles.
- Höfði : sentiers courts, vue sur îlots basaltiques et formations de lave
- Vindbelgjarfjall : randonnée de 1 h 30 à 2 h pour un panorama sur toute la région
- Skútustaðagígar : boucle sur passerelles et sentier balisé autour des pseudo-cratères
- Niveau : accessible à des marcheurs habitués, météo à surveiller en toute saison
Le site de Dimmuborgir, surnommé les Châteaux noirs ?, constitue l’un des ensembles de piliers de lave les plus spectaculaires d’Islande. Il s’agit d’anciennes structures de tunnels de lave vidangés, d’anneaux et de colonnes formées autour d’anciens conduits de vapeur, qui se sont solidifiés pour laisser en place un véritable labyrinthe rocheux. Plusieurs itinéraires balisés, de 20 minutes à 2 heures, permettent de circuler au milieu de ces formations tout en restant en sécurité, les autorités ayant matérialisé clairement les zones autorisées. Nous estimons que Dimmuborgir fait partie des lieux à privilégier au lever ou au coucher du soleil, quand les ombres accentuent le relief des structures basaltiques.
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À quelques kilomètres au nord du lac, les bains géothermiques de Mývatn, exploités sous le nom commercial de Mývatn Nature Baths par une entreprise locale du secteur du tourisme thermal, proposent des bassins extérieurs alimentés par de l’eau riche en silice et en minéraux, avec des températures généralement comprises entre 36 et 40 ?C. Cette expérience se rapproche, en version plus intime, du célèbre Blue Lagoon du sud-ouest islandais. Nous recommandons ces bains en fin de journée, après une randonnée, en tenant compte des conditions météo (vent, température de l’air) et des éventuelles contre-indications médicales liées aux eaux chaudes. La billetterie en ligne affiche souvent des créneaux différenciés selon la saison, avec une forte affluence entre juin et août.
- Mývatn Nature Baths : eau à 36–40 ?C, vue sur la région volcanique
- Type d’expérience : détente, récupération après randonnée, observation des lumières du soir
- Conseils : réservation anticipée en été, hydratation, respect des consignes sanitaires locales
Pour multiplier les points de vue sur le lac, nous conseillons l’ascension du cratère de Hverfjall, accessible par un sentier aménagé, avec une boucle sur la crête offrant une vue à 360? sur Mývatn, les champs de lave de Leirhnjúkshraun et la caldeira de Krafla. En hiver, les bords du lac se prêtent à des sessions de photographie du lever et du coucher du soleil, avec des contrastes saisissants entre neige, vapeur géothermique et coulées sombres.
Les activités complémentaires incluent des sorties guidées en hiver dédiées à l’observation des aurores boréales, notamment organisées par des agences comme Arctic Adventures ou Guide to Iceland, qui combinent souvent Mývatn, Krafla et les sites géothermiques voisins. En été, des excursions accompagnées permettent d’aborder in situ les phénomènes géothermiques, d’accéder à des zones de fissures en sécurité et d’obtenir un éclairage scientifique sur la dynamique volcanique moderne de la région.
- Observation des aurores boréales : surtout de septembre à mars
- Circuits guidés : combinaisons Krafla – Dimmuborgir – Skútustaðagígar
- Équipement : vêtements coupe-vent, crampons en hiver, lunettes de soleil en été
Biodiversité et avifaune du lac des mouches ? #
Le nom Mývatn signifie littéralement lac des mouches ?, référence directe aux innombrables moucherons (chironomes) qui émergent en masse au cœur de l’été. Ces insectes, parfois perçus comme une gêne par les visiteurs, structurent en réalité une grande partie de la chaîne alimentaire locale, en fournissant une ressource énergétique abondante à de nombreux invertébrés aquatiques, poissons et oiseaux. Les densités de moucherons peuvent atteindre des niveaux très élevés sur certaines rives en juillet, ce qui explique la présence spectaculaire d’oiseaux insectivores.
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Mývatn est connu des ornithologues depuis le XXᵉ siècle comme un des meilleurs sites d’Islande pour l’observation des anatidés. Les inventaires menés par des organismes comme l’Icelandic Institute of Natural History recensent une quinzaine d’espèces de canards nicheurs sur et autour du lac, ce qui place le site parmi les zones de reproduction les plus denses de l’hémisphère Nord pour certains taxons. On y observe régulièrement le Garrot d’Islande, le Canard à œil d’or, l’Eider à duvet, ainsi que des espèces d’oies et de plongeons. Au printemps, plusieurs milliers d’oiseaux migrateurs transitent par la région, profitant de la richesse trophique des eaux peu profondes.
- Nombre d’espèces de canards nicheurs : environ 15
- Période clé d’observation : mai à juillet
- Organismes de suivi : Icelandic Institute of Natural History, sociétés ornithologiques nordiques
Pour l’observation ornithologique, les meilleures périodes s’étendent du printemps au début de l’été, au moment de la nidification et du pic de migration. Les secteurs calmes des rives sud et est, certaines presqu’îles et les abords des îlots du centre du lac constituent des zones privilégiées, que des guides nature islandais proposent d’explorer à distance respectueuse avec longues-vues et jumelles à grande focale. Nous conseillons aux passionnés de se renseigner sur les règles locales, notamment l’obligation de rester sur les sentiers balisés durant la saison de reproduction.
Le fonctionnement écologique de Mývatn repose sur une interaction fine entre les algues, les diatomées, les invertébrés aquatiques (larves de chironomes, crustacés), les poissons et les oiseaux. La faible profondeur du lac, la forte incidence lumineuse en été et les apports de nutriments issus des dépôts volcaniques favorisent une productivité biologique élevée, étudiée depuis les années 1960 par des équipes de recherche nordiques. La qualité de l’eau, la température et les apports géothermiques influencent directement la composition spécifique du plancton et, par ricochet, la densité d’oiseaux. Des épisodes passés d’eutrophisation partielle ont conduit les autorités à renforcer les mesures de gestion environnementale autour de la rive sud, notamment en encadrant l’agriculture et l’urbanisation.
- Éléments clés de l’écosystème : algues, diatomées, invertébrés, poissons, oiseaux
- Facteurs de contrôle : température de l’eau, qualité chimique, activité volcanique
- Enjeux : maintien de la biodiversité et prévention de l’eutrophisation
Sur le plan de la protection, la réserve naturelle Mývatn–Laxá impose des restrictions de circulation et encourage l’utilisation de sentiers balisés pour limiter le dérangement de la faune. Les autorités islandaises de l’environnement, en coordination avec des ONG comme BirdLife International, diffusent des recommandations aux photographes et randonneurs : garder une distance suffisante des nids, limiter le bruit, éviter l’usage de drones en période de reproduction. Nous estimons que ces pratiques responsables conditionnent la pérennité de ce haut lieu de la biodiversité aviaire en Europe du Nord.
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- Statut : réserve naturelle protégée par la législation islandaise depuis 1976
- Bonnes pratiques : respect des zones de nidification, pas de dérangement volontaire
- Intérêt scientifique : site de référence pour l’étude des lacs eutrophes subarctiques
Phénomènes volcaniques et géothermiques autour du lac #
Autour de Mývatn, les manifestations du volcanisme fissural et des phénomènes géothermiques sont particulièrement visibles. Le système volcanique de Krafla, qui s’étire sur une centaine de kilomètres, a connu au moins 29 éruptions documentées depuis le début de la période historique islandaise. La dernière grande séquence, connue sous le nom d’ incidents de Krafla ?, s’est déroulée entre 1975 et 1984, avec des épisodes d’ouverture de fissures, d’émission de coulées de lave et de déformation de la croûte, étroitement suivis par les géophysiciens islandais et internationaux.
Le cratère Víti de Krafla, à ne pas confondre avec son homonyme du volcan Askja, abrite un lac turquoise froid, accessible depuis la route par un court sentier. Il illustre un cratère explosif formé par une éruption phréatomagmatique. À proximité, le champ de lave de Leirhnjúkshraun témoigne directement des éruptions de la fin du XXᵉ siècle : coulées sombres encore peu végétalisées, fumerolles, sol fissuré. La température des gaz émis par certaines fumerolles peut dépasser 200 ?C en surface, ce qui justifie largement la présence de sentiers strictement balisés et de panneaux d’avertissement mis en place par les autorités islandaises.
- Krafla : au moins 29 éruptions documentées, dernière phase active 1975–1984
- Víti (Krafla) : cratère explosif avec lac acide turquoise
- Leirhnjúkshraun : coulées récentes, fumerolles, paysages très récents géologiquement
Sur le versant sud-est de la montagne Námafjall, le site de Hverir (ou Námafjall Hverir) offre un paysage quasi martien : sol ocre, dépôts de soufre, marmites de boue bouillonnante, fumerolles rugissantes. Des mesures de surface montrent des températures pouvant atteindre et dépasser 80–100 ?C dans les mares de boue et autour des solfatares, ce qui impose de suivre rigoureusement le cheminement indiqué. Nous considérons ce site comme l’un des plus pédagogiques pour appréhender la notion de haute enthalpie géothermique, d’autant qu’il se situe non loin de la centrale géothermique de Krafla, exploitée par l’entreprise énergétique nationale Landsvirkjun, qui utilise les fluides chauds pour produire de l’électricité injectée dans le réseau islandais.
Plus près du lac, le cratère de Hverfjall (souvent orthographié Hverfell), immense cône de tephra quasiment circulaire, fait partie des plus grands cratères de ce type au monde avec un diamètre de l’ordre de 1 km. Un sentier aménagé conduit au bord de la crête, permettant une boucle panoramique à 360? sur Mývatn, Dimmuborgir, Vindbelgjarfjall et les plateaux de lave environnants. L’origine de ce cratère, liée à une éruption explosive de type strombolien ou phréatomagmatique survenue il y a plus de 2 500 ans, en fait un cas d’école étudié dans plusieurs travaux de volcanologie publiés par l’Université d’Islande.
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- Hverfjall : cratère de tephra quasi circulaire, diamètre ~1 km
- Hverir/Námafjall : champ géothermique à haute température, mares de boue et solfatares
- Type de lave : dominante basaltique, typique de la dorsale médio-atlantique
Sur le plan pédagogique, la région permet d’illustrer la différence entre volcanisme central (volcan édifié autour d’une cheminée principale, comme le cône de Hverfjall) et volcanisme fissural (émissions de lave le long de fractures étendues, comme les fissures de Krafla ou de Lúdentarborgir). Elle offre aussi un terrain idéal pour observer les coulées de lave, les pseudo-cratères, les tunnels de lave et les systèmes géothermiques exploités industriellement. Pour nous, un séjour à Mývatn prend tout son sens lorsque l’on combine visite de terrain et compréhension scientifique de cette portion émergée de la dorsale médio-atlantique.
Meilleures périodes pour découvrir le lac Mývatn #
Le secteur de Mývatn relève d’un climat subarctique, avec des hivers longs et froids, et des étés courts mais relativement doux. Les températures moyennes de janvier oscillent autour de –5 ?C, tandis que celles de juillet se situent aux environs de 10–12 ?C, selon les données de l’Icelandic Meteorological Office. L’altitude modérée, conjuguée à la présence d’eaux géothermales, crée des contrastes thermiques saisissants en hiver, quand les panaches de vapeur se détachent sur la neige.
Au printemps, de avril à début juin, la fonte des neiges met en valeur le contraste entre les coulées sombres et les névés résiduels. C’est une période idéale pour la photographie de paysages, avec encore peu de monde sur les sentiers et l’arrivée progressive des oiseaux migrateurs. En été, de juin à août, la région connaît ses journées les plus longues, parfois plus de 20 heures de lumière en juin, ce qui laisse une grande flexibilité pour les randonnées et l’exploration. Les températures restent modérées, généralement entre 8 et 15 ?C, mais la concentration de moucherons atteint son maximum autour de juillet sur certaines rives du lac, ce qui justifie l’usage de filets anti-moustiques pour les personnes sensibles.
- Hiver : ~–5 ?C en janvier, paysages enneigés, aurores boréales
- Été : ~10–12 ?C en moyenne, journées très longues, forte activité de moucherons
- Printemps/Automne : saisons intermédiaires, lumières contrastées, fréquentation plus faible
À l’automne, en septembre et octobre, les couleurs de la végétation et la diminution progressive de la fréquentation donnent au lac une atmosphère plus sauvage. Les premières neiges sur les reliefs contrastent avec les zones encore libres de glace autour des sources chaudes. L’hiver, de novembre à mars, transforme Mývatn en décor de film polaire : route parfois enneigée, lac partiellement gelé, nuits longues favorables à l’observation des aurores boréales. La fréquentation est plus faible que sur la côte sud, ce qui en fait une alternative intéressante pour ceux qui recherchent un environnement plus calme. Il convient cependant de surveiller en temps réel l’état des routes via les services de la Vegagerðin, l’administration islandaise des routes, qui publie les conditions d’accès et les fermetures éventuelles.
Les événements saisonniers jouent aussi un rôle dans le choix de la période. La nidification des oiseaux culmine entre mai et juillet, les vacances d’été islandaises se concentrent entre fin juin et mi-août, ce qui entraîne une hausse des prix des hébergements d’environ 20 à 30 % par rapport à la basse saison, d’après les statistiques de fréquentation publiées par l’office de tourisme islandais en 2023. Nous estimons que la période de mi-mai à fin juin offre souvent le meilleur compromis entre biodiversité, lumière et niveau de fréquentation raisonnable.
- Pic de nidification : mai–juillet
- Haute saison touristique : fin juin–mi-août
- Observation des aurores : septembre–mars, ciel dégagé requis
Hébergements et restauration autour de Mývatn #
Pour organiser un séjour, l’offre d’hébergement autour du lac Mývatn se concentre principalement dans et autour du village de Reykjahlíð, sur la rive nord-est, et le long de la route circulaire Route 1. On trouve une gamme d’options allant des hôtels 3–4 étoiles à des guesthouses familiales, en passant par des fermes-auberges et des cottages indépendants. Des établissements comme le Fosshótel Mývatn (groupe hôtelier islandais spécialisé dans l’hôtellerie touristique) ou l’Icelandair Hotel Mývatn proposent des chambres confortables avec vue sur le lac et accès rapide aux principaux sites, ce qui peut s’avérer déterminant en hiver, lorsque la fenêtre de lumière est réduite.
Pour ceux qui recherchent davantage d’autonomie, des chalets et cottages loués par des opérateurs locaux ou via des plateformes comme Booking.com ou Airbnb permettent de disposer de cuisine et de plus d’espace, pratique pour des séjours de plusieurs nuits. En hiver, nous recommandons de privilégier des hébergements bénéficiant d’un bon dégagement vers le nord, afin de faciliter l’observation des aurores boréales directement depuis la terrasse ou le parking, et dotés d’un système de chauffage fiable, compte tenu des températures négatives fréquentes.
- Hôtels : Fosshótel Mývatn, Icelandair Hotel Mývatn, établissements proches des bains géothermiques
- Guesthouses : structures familiales à Reykjahlíð et dans les fermes alentours
- Cottages : autonomie, idéal pour familles et séjours de plusieurs nuits
Les critères de choix varient selon la saison : en été, la proximité des principaux sites (Dimmuborgir, Hverfjall, Krafla, bains géothermiques) et les vues dégagées sur le lac priment, tandis qu’en hiver, l’accessibilité routière, la présence d’un parking déneigé et la possibilité d’observer le ciel nocturne jouent un rôle majeur. Les prix des chambres, selon les données moyennes publiées par des comparateurs comme Statista pour l’Islande du Nord, oscillent souvent entre 150 et 280 € la nuit en haute saison pour un hôtel de gamme moyenne, avec une baisse significative en basse saison.
Côté restaurants et cafés, la région met en avant des produits locaux typiques de l’Islande : agneau élevé en plein air, poissons issus de la pêche islandaise, produits laitiers comme le skyr, ainsi que des pains et pâtisseries. Certains établissements servent des soupes chaudes à base d’agneau ou de poisson, très appréciées après une journée passée dans le froid. Des cafés-restaurants à Reykjahlíð, proches de la station-service et des principaux hébergements, proposent aussi des options végétariennes ou sans gluten, suivant l’évolution de la demande touristique internationale observée depuis les années 2018–2020.
- Spécialités locales : soupe d’agneau, poisson frais, skyr, pains islandais
- Options : restaurants d’hôtels, cafés de village, restauration légère pour randonneurs
- Conseil : vérifier les horaires hors saison, souvent réduits en hiver
Les spécialités locales à ne pas manquer incluent des plats d’agneau cuits lentement, des poissons fumés, des pâtisseries islandaises comme les kleinur, ainsi que des produits laitiers aromatisés. Dans certaines régions volcaniques d’Islande, notamment autour de Lake Mývatn et de la ville voisine de Húsavík, des boulangeries exploitent la chaleur géothermique pour cuire du pain dans le sol, une tradition reprise à petite échelle par des établissements touristiques qui proposent des démonstrations. Nous estimons judicieux de réserver les restaurants la veille en haute saison, et de vérifier les jours d’ouverture en automne et en hiver, lorsque l’offre se réduit.
- Réservation : fortement recommandée en juillet–août
- Rapport qualité-prix : meilleur en basse saison, menus du jour à prix plus contenus
- Expérience : combiner repas local et vue sur les coulées de lave ou le lac
Conclusion : vivre une expérience volcanique et naturelle complète #
Le lac Mývatn s’impose comme l’un des sites les plus complets d’Islande pour qui souhaite conjuguer géologie, biodiversité, randonnée et détente géothermique. La région condense l’essentiel des formes liées à la lave basaltique et au volcanisme fissural du système de Krafla : pseudo-cratères, piliers de lave de Dimmuborgir, cratère de Hverfjall, champs de lave récents et champs géothermiques fumants. En parallèle, le statut de réserve naturelle garantit un cadre privilégié pour l’observation des oiseaux et la compréhension d’un écosystème lacustre subarctique hautement productif.
Nous voyons dans Mývatn une destination qui se prête autant à un voyage d’étude qu’à un séjour contemplatif : marcher sur des coulées de lave, se baigner dans des sources chaudes, photographier les aurores boréales, suivre les courbes des pseudo-cratères, observer des canards rares, tout en profitant d’une infrastructure d’hébergements et de restaurants adaptée au tourisme international. Voyager ici, c’est aussi accepter de se comporter en visiteur responsable : rester sur les sentiers, respecter la faune, soutenir les acteurs locaux qui s’engagent dans une gestion durable de ce territoire fragile.
- Atouts majeurs : richesse géologique, forte biodiversité, diversité d’activités
- Public concerné : amateurs de nature, photographes, familles curieuses, passionnés de volcans
- Conseil final : choisir la saison en fonction de vos priorités – oiseaux, aurores, lumière estivale – et prévoir au moins 2 à 3 jours sur place pour profiter pleinement du potentiel de cette région unique de l’Islande.
Plan de l'article
- Découverte du Lac Mývatn : Joyau Naturel de l’Islande
- Géographie et formation volcanique du lac Mývatn
- Activités immanquables autour du lac Mývatn
- Biodiversité et avifaune du lac des mouches ?
- Phénomènes volcaniques et géothermiques autour du lac
- Meilleures périodes pour découvrir le lac Mývatn
- Hébergements et restauration autour de Mývatn
- Conclusion : vivre une expérience volcanique et naturelle complète